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Déclaration d’amour d’un ami

J’ai dans l’idée qu’on s’aime

Mais quelle graine on sème,

Amitié, pervenche bleue

Amour rose écarlate ?

Serait-ce de l’amitié,

Qu’en dire chère moitié,

Qu’allons-nous partager ?

L’impression de t’aimer

C’est comme si c’était fait.

Il serait maladroit

De rendre mon cœur froid.

Je suis son serviteur

Si parfois il fait peur

C’est qu’il vogue à bon port

Traitre me siérait fort

D’abandonner ici

Cet élan qu’il m’a fit.

Mes moments de bonheur

Sont une dette d’honneur

Envers lui et non toi

J’ai appris sous son toit

A ne jamais trahir

Pas plus de lui mentir.

Il pose les questions

Des vraies évolutions.

Lui superflus ?

Qui m’offre la vertu ?

Il m’élève l’âme

Et qui donc m’en blâme :

Aimer avec raison

Le fruit de ma passion.

Pourquoi tisser un lien

Qui dispense du bien,

Pour enfin l’écrouir

Sans le laisser mûrir ?

Je plaide coupable

De nier la fable

De l’ami affable

Sorte de tiédeur

Sans esprit frondeur.

Je paie pour honorer

Les dettes de mon cœur

Pas pour lui refuser

D’aller vers le bonheur.

J’ai observé son choix

Le terme m’en échoit.

Les tasses de thé de chine,

En porcelaine si fines,

Sont si douces aux amis,

Propices aux compromis,

Toutes ces convenances,

Ces habituelles danses

Qui tuent la solitude

Par béatitude.

N’est ce pas un délit

D’en oublier la vie

Dans sa forme réelle

Avec épices et sel ?

Qui affronte le vent,

Qui risque ses haubans,

Répare les dégâts,

Garde l’œil au compas ?

De l’ami sonne le glas,

Une traversée à deux

Excuse-moi du peu

C’est affronter le sort,

L’ami attend au port,

Il attend les récits

Des histoires de ma vie.

L’ami m’assurera,

Par amour le fera,

Que mon champ est carré

Si je suis sûr qu’il l’est.

Il doutera avec moi

Quand je perdrai la foi,

Joue le père ou la mère,

Le doux ou l’amère.

Il prépare son tour,

Pour s’offrir toujours

Avec un succès sûr

Un rôle sur mesure.

Artiste sans talent,

Doublure ou figurant,

Crée sans mal l’émotion

Au creux de mes pulsions,

La belle séduction

La scène d’exception.

J’ai entendu en moi

Ce nécessaire émoi

De la tendre alchimie

Des êtres qui se lient

De ceux qui s’évadent

Pour rompre leurs chaînes

Et partager leurs peines,

Renoncent à souffrir,

Et apprennent à rire.

Rareté que ceci

Comparé au verni

De l’indulgent ami

Offrant la face qui rit,

Prêt aux moments plaisants

Esquif des mers sans vent.

L’ami n’est qu’un entracte

Avec toi c’est un acte,

Utile et nécessaire,

Un bateau de corsaire.

Il est rare de trouver

Avec qui partager

Ce qui fait de la vie

Tangages et roulis.

L’amour affronte

Et l’amitié raconte.

Voilà dit ce qui est une direction pour moi.

Je n’ai pas dit qu’elle devrait te conduire à moi.

Je ne me défini pas comme ta destinée,

Juste comme un homme que tu as arrêté

Pour en prélever l’honorable semence

Des aspects de son âme que tu mets en balance.

Te détourner du mauvais et garder le bon,

Penses-tu que seules les vertus créent un rebond ?

Ne pas prendre le tout, c’est refuser l’ombre,

L’occulter par peur que le bateau ne sombre.

La peur n’a rien fait d’autre que violences et regrets,

Monotonie d’une perfection faite de rejets.

Personne ne visite ses ombres sans partenaire

Tout le monde a des amis pour les oublier.

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